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(MICROSAVE CONSULTING ) – La diversité des sexes demeure un immense défi pour les entreprises.Une entreprise affiche en moyenne 34 % de rendement supérieur lorsqu’elle est dirigée par une femme, indique l’étude Roland Berger pour Women in Africa. Les données pour l’Afrique manquent, mais il n’y aurait que 9% de startups dirigées par des femmes. Si l’Afrique est la seule région du monde qui compte plus d’entrepreneuses que d’entrepreneurs, avec 65% des biens du continent produit par les femmes,le marché de l’entrepreneuriat féminin en Afrique continue de faire face à de réels défis et particulièrement dans le domaine du numérique où elles sont sous représentées.

Pourtant, le secteur financier se transforme. Il repose de plus en plus sur l’usage des technologies de l’information et de la communication ainsi que les méga-données, au service d’une clientèle désireuse de produits plus faciles à utiliser, plus transparents, et instantanés. Autrement dit, le secteur financier évolue vers un modèle de produits et services centré sur le client, obligeant les institutions à se restructurer.

L’Afrique innove, crée, entreprend. De plus en plus de jeunes africains, nés à l’ère du numérique, se lancent dans l’aventure fintech. Le secteur est aujourd’hui en plein essor. Grâce à la mise en place de nouveaux modèles commerciaux, Il permet de résoudre bon nombre de challenges quotidiens, tel que l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, à la santé, à une meilleure connaissance du marché. En effet, la fintech offre une gamme de services financiers digitaux à des prix abordables. Ces sociétés utilisent la technologie afin de toucher une clientèle plus large, en évitant les dépenses élevées des infrastructures. Grâce à ce nouveau modèle elles peuvent mieux gérer les coûts de leurs services.

SECTEIR

Mais, en Afrique seulement 27% des femmes entrepreneures exercent des métiers liés à la technologie. Peu d’entre elles se lancent dans l’aventure entrepreneuriale technologique, et ceci pour différentes raisons : pas suffisamment de connaissances, pas de ressources à disposition, pas de financement suffisant ou tout simplement pas de soutien. Elles ont peu de modèles féminins à partir desquels s’inspirer.

La barrière culturelle apparaît être un facteur non négligeable chez certains. Les femmes africaines prendraient moins de risques, ou seraient moins soutenues à prendre des risques que les hommes. Les femmes africaines ne rentreraient donc culturellement pas dans le monde de l’entrepreneuriat tech. C’est pour cela qu’il serait fréquent qu’elles s’autocensurent dans leur désir d’entreprendre et plus particulièrement dans la tech, de peur du « qu’en dira-t-on ».

« Les conservatismes culturels et religieux dans nos sociétés se traduisent par le développement d’un biais naturel chez les femmes qui les poussent à l’autocensure », explique Ismaïl Douiri, directeur général d’Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire du Maghreb.

L’autre défi majeur est l’éducation : en Afrique, le taux d’alphabétisation des garçons est en moyenne 1,3 fois plus important que celui des filles. Par ailleurs, les hommes seront plus à même de suivre un enseignement secondaire et post-bac que les filles.

« Dans la plupart des pays d’Afrique, les systèmes éducatifs ont été orientés vers l’obtention d’un diplôme plutôt que vers l’acquisition de qualifications et de compétences qui favorisent une intégration réussie dans le monde du travail.» La plupart d’elles manquent de compétences techniques et sectorielles. En effet, les technologies de l’information et de la communication ne sont quasiment pas présentes dans le système éducatif africain. Le coût élevé de l’éducation en fait également une barrière importante.

Les femmes qui surmontent l’obstacle culturel, et éducatif se voit ensuite freiner côté finance. En effet, côté financement, à l’échelle mondiale, les hommes représentent 92% des partenaires des 100 principales sociétés à capital-risque, et les start-ups créées par des femmes ne reçoivent que 2 % des investissements de ces sociétés.  Si dans son dernier rapport,le fonds d’investissement Partech, spécialisé dans les startups tech,  a confirmé que les startups ont levé 1,163 milliard de dollars de fonds propres en 2018, les startups fintech ont levé 132,75 millions de dollars en 2018, bénéficiant de 39,7% de l’ensemble du financement. A l’échelle mondiale, les startups dirigées par les femmes ne recevraient que 2% de tous les fonds de capital-risque ( VC ), chiffre encore plus bas pour l’univers de la technologie. Pourtant, il y a bien un argument financier pour soutenir les femmes dans les start-ups technologiques. En effet, le pouvoir d’achat des femmes continue d’augmenter sur le continent. Ceci crée une réelle opportunité pour les entreprises technologiques, afin de comprendre les besoins et les attentes des femmes. Qui de mieux placé pour concevoir des produits qui répondent aux préférences des consommatrices que des femmes ?

Pour relever ces défis et encourager la place des femmes dans l’univers des startups techs, de nombreuses initiatives sont mises en place, notamment en Afrique Francophone.  Les banques et les opérateurs de téléphonie mobiles multiplient les journées, concours, prix, programmes exclusivement dédiés aux femmes et à la technologie, à l’image du linguère digital challenge,visant à promouvoir les femmes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. L’initiative AFAWA( Affirmative Finance Action for Women in Africa ), pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique, vise à combler le déficit de financement qui est estimé à 42 milliards de dollars.

L’initiative eTrade forWomenlancée par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), vise à faire des femmes entrepreneurs numériques un vecteur de création de richesse dans les pays en développement.
Au Sénégal, les femmes représentent 30% de l’écosystème numérique alors qu’en France par exemple, elles ne représentent que 10%. En effet, le pays dispose d’un vivier d’initiatives pour les encourager. Il 
multiplie les incubateurs et les fonds d’investissement pour permettre aux startups de se développer et atteindre 35 000 emplois directsdans le domaine des nouvelles technologie d’ici 2025.

L’écosystème semble être en effervescence avec pléthore d’initiatives pour mettre en avant des femmes qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale numérique et encourager celles qui hésitent.

Ne boudons pas de beaux exemples de réussite de startups tech dirigées par des femmes, parmi elles, Patricia Zoundi, fondatrice de la société Quickcash,une société de transfert d’argent qui a réussi le pari de tenir compte des besoins et des réalités des populations africaines. Arielle Kitio, sacrée Femme Digitale Africaine de l’année 2019,avec sa startup Caysti, (Cameroon Youth School Tech Incubator), un centre d’éveil technologique pour les enfants entre 6 et 15 ans, lancé en 2017. « Grâce à notre logiciel intuitif et ludique abcCode, ils apprennent un nouvel alphabet, celui du code, et dans leur langue native, le français, le haoussa ou le wolof ». Au Cameroun, Rebecca Enonchong, est à la tête d’appstech, elle est aussi membre de VC4Africaet préside le conseil d’administration d’afrilabs qui  regroupe tous les centres d’innovation et les tech hubs du continent africain. Afrilabs regroupe aujoud’hui 151 membres de hub qui appartiennent au réseau Afrilabs dans 40 pays, qui soutiennent eux-mêmes plus de 700 000 entrepreneurs tech sur le continent Africain.

Les chiffres évoluent, les mentalités changent, mais il reste du travail pour obtenir une meilleure représentation des femmes dans l’écosystème des startups tech. Près de 24 % des Africaines en âge d’exercer un emploi sont impliquées dans la création d’entreprises.Et ceci est bien plus que partout ailleurs. Les femmes représentent un fort potentiel, on a besoin de les encourager davantage. Elles doivent pouvoir trouver leur place avec conviction et confiance. Pour cela il faut aussi leur apporter les outils, des connaissances, de l’inspiration.

Vous pensez que vous ne pouvez pas développer votre entreprise sans moyens financiers ? Rendez-vous sur le Hub de la finance digitale. Ce site, dédié à l’écosystème entrepreneurial met à votre disposition des outils pour vous accompagner dans votre parcours de développement : c’est en créant un réservoir de talents solides, notamment auprès des femmes, qu’on pourra améliorer l’impact des startups tech pour une meilleure inclusion économique, financière et sociale. Mesdames, ne soyez pas timides, l’écosystème a besoin de vous.

Rebecca Szantyr, mars 2020

MICROSAVE

Article publié par Agence Ecofin </a

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